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Start Up Ecolos: Que sont elles devenues ?

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En 2014, nous avons publié ici même un article titré « Les start up du développement durable ». Nous y présentions quelques jeunes entreprises dont le modèle économique reposait sur une démarche écologique.  Trois années plus tard, nous sommes retournés voir ce que deviennent ces entreprises.

COVETCHIC

En 2014, nous étions parti de la remise des prix du concours talent des cités. Ce concours récompense  «des projets entrepreneuriaux exemplaires qui symbolisent la réussite des entrepreneurs issus des quartiers dits « prioritaires » ». En novembre 2013, le jury avait été particulièrement sensible au caractère éthique, social et écologique des projets présentés.  Ainsi, le grand Prix Talent des cités 2013 avait été attribué au projet « COVETCHIC ». A l’origine, c’était un projet de vente en ligne de bijoux en édition unique, élaborés par des créateurs indépendants, répondant aux principes de la conception artisanale, du commerce équitable et de la démarche solidaire.  Le site déclarait reverser 5% de ses revenus à des œuvres caritatives.

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AUJOURD’HUI  :

COVETCHIC Existe toujours ! Ses créatrices  sont aujourd’hui à la tête d’une grosse machine entrepreneuriale. la Start up engagée de jadis est devenue un site marchand presque ordinaire.  On peut dire que l’aspect éthique a pris un peu de plomb dans l’aile.

En effet, Ismahane et Wadia, les créatrices, ont délaissé l’aspect édition unique et artisanale des débuts, pour se tourner vers la distribution de créations série, de créateurs de bijoux originaux. Plus de commerce équitable non plus, puisque la majorité de ces créateurs sont des stars de la joaillerie, dont les créations se trouvent dans la plus part des bijouteries chics. On peut citer parmi les marques présentes sur le site :

Assya London, Selim Kent, ou encore Tamaris, on est loin de l’artisan du bijou.

On peut dire que COVETCHIC est devenu un site de vente de bijoux en ligne lambda.L’or et les pierres précieuses qui parent les bijoux, ne disent pas leur provenance, Il n’y plus de page dédiée à l’aspect éthique, ou à  la sélection des créateurs et des créations. Même la mention  sur les 5% reversés aux œuvres caritatives est reléguée au fond des pages du site.

On est content de voir que l’entreprise à fait du chemin et continue sa progression, mais il semble peu approprié désormais de la compter parmi les structures écolos.

GARAGE SOLIDAIRE DU HAINAUT

Le deuxième  lauréat du prix talent des cités en novembre 2013 était le projet du garage solidaire de Hainaut près de Valencienne dans le nord de la France. Il était  porté par  Soufiane IQUIOUSSEN et  Nejma LAZREG.

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C’est à travers leur action dans  une association locale, qu’ils se sont rendu compte que la mobilité était un des éléments clés  pour sortir de la précarité, pour la reprise d’activité, notamment professionnelle.

Ils ont eu l’idée d’un garage, qui permettrait au personnes  aux revenus modestes, de réparer leurs véhicules à des prix défiant toute concurrence,  ou encore d acquérir un moyen de locomotion, pour une somme modique. En parallèle, le garage solidaire du Hainaut se voulait un établissement d’insertion par l’activité économique, dans l’optique de préparer  des personnes éloignées de l’emploi, à reprendre des bases pour en suite obtenir par exemple le permis de conduire ou suivre une formation qualifiante.

AUJOURDHUI :

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Lancé fin 2013, le garage solidaire du Hainaut n’as cessé de se développer. Une deuxième antenne as même vu le jour fin 2015 sur la commune d’Anzin, un vrai succès, qui n’as pas renoncé à ses valeurs du début. De la solidarité, et de l’action pour la sortie de la précarité par la mobilité.

Ce projet représente désormais :

20 salariés permanents et en réinsertion

Près de 500 adhérents

Pour en savoir plus, aller sur le site internet de la structure : Le garage du Hainaut

ZERO GACHIS

En 2014, « zéro gâchis » était une toute jeune pouce dans le milieux des Start up et de l’entrepreneuriat social. Cette aventure  menée principalement par un trio de Bretons s’est enracinée dans la région pays de la Loire.

L’initiative partait du constat alarmant des 750 000 tonnes de produits alimentaires mis presque totalement à la poubelle, alors qu’ils sont encore propres à la consommation.

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L’idée de ZERO GACHIS était alors de créer dans les supermarchés des zones « zéro gâchis » avec rayonnage et gondoles, pour  mettre en avant les produits invendus dont les dates de péremption ou la limite de vente est proche. Le client achète avec des réductions pouvant atteindre -70%, le distributeur limite le gâchis, et verse une petite rétribution à l’entrepreneur.

AUJOURDHUI :

Depuis, Zéro gâchis à fait du chemin ! De 7 magasins partenaires de l’époque, ils sont passés à 132 aujourd’hui.  Cette expansion reste tout de même concentrée dans l’ouest de la France. Mais la Start up semble plus active que jamais. Nul doute qu’elle travaille d’arrache-pied pour couvrir plus globalement le territoire National.

Depuis quelques semaines, le site  a annoncé sa volonté d’étendre son champ d’action aux produits non alimentaires (produits technologiques, électro-ménager, textile).

Un signe que cinq ans après sa création, que l’entreprise se pérennise et voit plus loin. A suivre

Site :Zéro Gâchis

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NOTEO

C’était en 2014 l’une des Start Up écolo les plus ambitieuses. Notéo c’était un site internet, et une application permettant d’évaluer l’impact environnemental, social et sanitaire de chaque produit que vous achetez. On scannait les produits grâce à leur code barre et on voyait s’afficher une note pour chacun des aspects, puis une moyenne globale.  En fonction de cette moyenne (mauvaise en dessous de 5/10) l’appli ou le site vous proposait des alternatives.

L’idée était simple et ingénieuse, mais on se doute, vorace en ressources humaine et financière. En 2014, la base de données comptait 45000 produits évalués par des experts en nutrition, responsabilité sociale et impact environnemental.

AUJOURD’HUI :

C’est avec beaucoup de regrets que nous avons appris que NOTEO à déposé le bilan. Le site internet n’est plus en ligne et l’application n’est plus mise à jour. Nous avons tenté de comprendre pourquoi, et il s’avère que la jeune entreprise à butté sur un manque de ressources financière pour mener le projet à termes. Il aurait fallu couvrir des centaines de milliers de produits du quotidien, tout en consolidant l’algorithme d’évaluation. Le tout en s’appuyant sur un collège d’experts indépendants et fiables toujours plus actif. Les financeurs n’ont pas suivi et le projet s’est arrêté.

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Un véritable gâchis au dire  du porteur de projet lui-même. On espère un rebond, pour que tout ce travail n’ai pas été  vain.

LA RUCHE QUI DIT OUI ?

Ce  Nom est peut-être rentré dans le langage courant. En tout cas l’assise de la ruche qui dit oui ne semble plus à faire. Crée en 2011 ce réseau de mise en relation entre producteurs locaux et consommateurs  se voulait une alternative aux AMAP et aux Supermarchés.

Les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) fonctionnent sur la base du bénévolat et ont un statut associatif.

La ruche qui dit oui prélève 17% du chiffre d’affaire de chaque producteur qu’elle se partage avec le gérant de la ruche (moitié/moitié).

AUJOURD’HUI :

La Ruche qui dit oui compte   700 points de distribution et 45000 producteurs. Son modèle économique fait des détracteurs, qui y voit une autre forme d’enrichissement sur le dos des producteurs.La Ruche rétorque qu’elle met en valeur le travail des agriculteurs, fait la démarche commercial et leur assure une trésorerie.  En tout cas c’est incontestablement une alternative qui trouve des adeptes.

Site : La Ruche Qui Dit Oui

OUI CAR

En 2014, l’économie de partage et de la fonctionnalité explosait, après un démarrage en trombe sur la fin des années  2000. OUI CAR était alors l’une des premières plateformes à proposer la location de véhicules entre particuliers. A l’époque, le site était un peu clairsemé, avec quelques centaines de voitures en location.

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AUJOURD’HUI :

C’est une START UP florissante, qui annonce  30 000 véhicules et un million d’inscrits. Elle emploie une vingtaine de salariés et développe de nouvelles solutions pour faciliter l’accès à son service. Il faut dire aussi que depuis, La SNCF est entré au capital de l’entreprise en tant qu’actionnaire majoritaire, et travaille avec Oui CAR à l’intégration du service de location sur le site du géant ferroviaire.

Site : Oui Car

FAIRPHONE

En 2014, l’entreprise FAIRPHONE n’avait qu’un an et  travaillait au lancement de son premier téléphone équitable.  Nous étions tellement enthousiastes que nous nous en sommes procuré un  dès sa sortie.Nous avions fait un second article vidéo pour présenter ce tout premier téléphone au monde, à prendre en compte les aspects environnementaux, éthiques et sociétaux dans son élaboration.  Encore plus étonnant, le projet s’est monté sur une campagne de précommande en ligne. 25000 anonymes ont ainsi fait confiance à FAIRPHONE en commandant à l’avance.

AUJOURD’HUI :

Au vu des ambitions qu’elle se donne, on peut dire que FAIRPHONE est une réussite phénoménale.

En juin 2015, le FAIPHONE 2 a été lancé à la commercialisation  avec un objectif de vente de 250 000 exemplaires, (contre 60 000 exemplaires vendus pour le PF1).  Il y aussi le fairphone OS, système propre développé pour s’affranchir d’Android. La start Up continue son développement et rafle des prix d’excellences.

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Site : Fairphone

Nous tenions à faire ce retour d’expérience, pour garder de la logique dans le travail réalisé et mettre a jour les informations. Nous sommes ravis de voir que une bonne partie de ces entreprises continuent leur chemins. Après ce bilan nous ferons  un tour d’horizon des nouvelles start up écolos qui ont le vent en poupe et sélectionnerons quelques-unes que nous présentons ici.

 

 

 

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Supermarché Coopératif Auto Géré. demain vous serez votre épicier

Voici le premier article de l’année 2017 ! LebilletDD vous souhaite une excellente année ! que ce soit une année de  bienêtre pour vous et pour vos proches !

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Nous allons aujourd’hui  à la découverte d’une nouvelle forme de consommation active !

Pour un(e) citoyen(ne) qui veut maitriser sa consommation, notamment son alimentation,  l’impact de cette dernière sur la santé, sur l’environnement et sur l’économie,  il existe des solutions, toutes aussi pertinentes les unes que les autres, avec leurs avantages et leur limites. On connait désormais les magasins bio, les AMAP, les locavores, les magasins sans emballages etc..

L’innovation sociale collective ne s’arrête pas pour autant.

Les idées continuent de fleurir et c’est tant mieux. Depuis  trois ans, une autre se développe  et arrive progressivement chez nous, il s’agit des supermarchés coopératif, auto gérés.un-super-marche-a-votre-image

Dans le domaine de la consommation responsable, les innovations  partent souvent du même constat : l’agro-industrie et la grande distribution s’enfoncent dans un modèle dont le seul intérêt poursuivi est le profit financier, au détriment de ceux qui produisent, travaillent à la distribution, et consomment. Idem  pour l’environnement.

Le concept des épiceries et super marchés coopératifs veut lui aussi apporter une alternative à cet état des choses.

Imaginez un super marché dont vous êtes copropriétaire, avec le pouvoir de choisir ce qui s’y vent, d’où ça vient,  combien  c’est acheté et combien  c’est vendu.

Un établissement où vous devrez aussi donner de votre temps, environs quatre heures par  mois, pour faire de la mise en rayon, de la comptabilité, de la gestion de stock de la communication…

Vous y faites vos emplettes et contribuez ainsi à l’écoulement des produits, à la viabilité de la structure.slide_3

LES PIONNIERS DES SUPER MARCHES COOPERATIFS

Ces supermarchés sous la forme qu’on connait aujourd’hui ont vu le jour aux états unis et au Canada. L’expérience qui revient souvent est celle de Park Slope Food Coop à Brooklyn. Une coopérative qui officie depuis 1977 et n’as cessé de grossir, au point d’atteindre plus de 16000 membres, pour un chiffre d’affaire annuel en 2010 de 40 millions de dollars.

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Les produits vendus par cette coopérative répondent à une charte qui veut qu’ils soient respectueux de l’environnement, qu’ils proviennent de fournisseurs de l’état de New york quand c’est possible et qu’ils soient vendu  moins cher que dans les magasins classiques. (30 à 40% moins cher).

Le park slope food coop est tout de même devenu une très grosse machine, révélant quelques faiblesses du système. En effet, avec 16000 membres qui donnent  deux heure et quarante-cinq minute de leur temps par  mois, la coopérative dispose de plus d’heures de travail qu’elle n’en as besoin pour fonctionner. Les files aux caisses se rallongent,  et les gérants sont contraints pour certains produits de s’approvisionner chez des fournisseurs pas toujours respectueux de leur charte.

En fin 2016, le film documentaire, Food Coop de Tom Boothe,  a fait connaitre à plus grande échelle ce magasin pionnier, faisant la lumière sur plusieurs projets en cours, ou déjà  implantée dans quelques villes et villages de France.

 

LES PREMIERS SUPER MARCHES ET  ÉPICERIES COOPÉRATIVES AUTO GÉRÉES DE FRANCE

Il faut dire que pour monter un magasin auto géré, il ne suffit pas d’avoir un local, une autorisation et des produits à vendre.

Cela nécessite  aussi de rassembler un certain nombre de coopérateurs, qui vont faire tourner l’établissement en donnant du temps mais aussi consommer les produits vendus.  Il faut également trouver et convaincre des producteurs, locaux de préférence et/ou issus de l’agriculture biologique de se joindre à l’aventure.

Tout cela prend du temps et de l’énergie aux initiateurs, mais en France plusieurs supermarchés  sont en gestation et des épiceries ont déjà ouvert.  Il y a beaucoup de beaux projets d’épiceries coopératives de villages qui se sont concrétisés.

On peut citer comme exemple l’épicerie « champ commun » monté en 2009 à Augan dans le Morbihan, avec 67 coopérateurs, qui est depuis devenu un complexe de service de proximité et est passé à plus de 100 associés, en créant plusieurs emplois.

Citons également l’épicerie d’un petit bourg dans la Mayenne nommé FONTAINE-DANIEL, développé et tenu par un collectif d’habitants. Cette initiative lancée pour faire face au manque de commerce de proximité est devenu un exemple pour bien des villages faisant face à la désertification rurale.

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C’est donc d’abord en zone rurale que l’idée de magasin auto géré s’est développée, en adaptant chaque fois la formule aux besoins locaux, ce qui tombe sous le sens.

Dans un village il  ne faut qu’une cinquantaine de personnes pour se fédérer et porter un projet d’épicerie coopérative. Souvent les producteurs  sont du coin, et les  fonds à mobiliser sont moindres.

En zone urbaine, c’est une autre paire de manche ! Plus de 2000 coopérateurs environs pour  le projet de la LOUVE qui  est a priori le plus aboutit à ce jour en France.  Ce super marché  va ouvrir ses portes dans quelques semaines dans le 18e arrondissement de Paris.

Le slogan sur le site internet de la louve annonce la couleur !

« Nous n’étions pas satisfaits de l’offre alimentaire qui nous était proposée, alors nous avons décidé de créer notre propre supermarché. »

Là aussi c’est Tom Boothe, le réalisateur du documentaire de Food Coop qui est à l’origine du projet. dans l’interview ci dessous, il explique le concept.

Dans le sillage de la louve, d’autres projets sont en cours à Nantes, Bordeaux, Dijon, Toulouse, BiarritzLyon, avec le collectif « DEMAIN ». En tout, 18 projets de supermarché coopératifs dans les villes de France.

Même aux USA, pays plus grand, plus peuplé et instigateur de la démarche, on ne compte pas autant de projets de ce type. L’hexagone est désormais un laboratoire mondial de ce nouveau format de consommation active !

LE CAS DU COLLECTIF « DEMAIN » A LYON

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«  Les yeux sont désormais rivés sur les progrès enregistrés par chaque collectif, la Louve est une sorte de projet pilote pour les autres, son succès sera une confirmation que nous sommes sur la bonne voie »

C’est ce que nous disait  Mathieu, co fondateur du collectif « Demain » qui œuvre pour l’ouverture début 2018 d’un supermarché à Lyon.

Mathieu, a le profil du jeune trentenaire qui est arrivée au bout des promesses illusoires. Il a roulé sa bosse dans la grande distribution, les chaines de restauration rapide, les enseignes qui ont pignon sur rue, avant d’avoir le déclic et de décider de se lancer dans un projet qui lui semble avoir un supplément de sens.

« Je suis tombé sur un documentaire de food coop et je me suis tout de suite reconnu dans la démarche, j’ai alors décidé de me lancer et de tenter de fédérer des personnes pour avancer ensembles »

Il fait alors la rencontre de Franck, qui avait un projet de cantine bio, mais qui est séduit par l’idée de supermarché coopératif, ils mènent désormais l’aventure ensembles. Mais  ce n’est pas tout !

100 personnes ont déjà rejoint nos deux fondateurs, dans les différentes commissions qui travaillent désormais d’arrachepied pour que le projet voie le jour.

« Il y a beaucoup de travail, mais on se rend compte que le caractère collectiviste de la démarche mets des solutions à disposition. Les personnes qui sont dans les différentes commissions de travail viennent avec des compétences, qu’elles mettent à contribution » renchérit Mathieu.

Ainsi, un site internet va bientôt voir le jour, la charte produit  est en cours, le sourcing de fournisseurs etc…

La page Facebook aussi à fait des émules, puisqu’elle est suivie aujourd’hui par plus de 1600 personnes, de potentiels coopérateurs donc.

Il en faudrait 2000, et un panier moyen de 180€ mensuel, pour que le magasin puisse prendre convenablement son envol.

Mais Mathieu n’est pas dupe, il sait que la route sera longue et juchée d’embuches.

« Nous disons a tous ceux qui se joignent à nous que les choses ne seront pas parfaites, tout ne se passera pas comme prévu, mais nous comptons apprendre de nos erreurs, et surtout profiter du retour d’expérience des projets déjà avancés ».

D’après Mathieu, tous les porteurs de projet de supermarchés coopératif en France sont en contact, et se tiennent informés des avancées.  Ainsi, le 25 Février 2017, aura lieu à Paris une rencontre inter-coop, réunissant tout les porteurs de projet.

Une école est également envisagée pour former ceux qui se lancent.

Quelques questions demeurent en suspens, notamment l’aspect juridique de la clause de la charte, demandant à chaque coopérateur de travailler un certain nombre d’heure par mois pour le magasin.

Cette « obligation » selon la loi Française peut se voir qualifier en emploi.

« La louve a retourné cette question dans plusieurs sens et à finalement trouvé une réponse adéquate qui ne met pas la structure en porte à faux  avec  la règlementation »  nous as confié Mathieu.

Il faut dire que les crèches parentales fonctionnent déjà sous le même principe.

sur la question de la taille des établissments aussi, tous semblent d’accord sur le fait qu’il n’y a aucun intérêt à atteindre 16000 membres pour un magasin comme à Brooklyn.

L’idéal si la démarche séduit est de multiplier des sites de petite et moyennes tailles.

Pour joindre le projet, il suffit de participer à une réunion d’information et vous aurez alors le choix entre :

-suivre le projet en vue de devenir coopérateur, dans ce cas vous recevrez tous les mois la lettre d’information.

-Adhérer tout de suite pour mettre la main à la patte dans la mise en route.

En tous les cas allez sur la page Facebook du collectif « DEMAIN » ou envoyez un mail à pour poser vos questions.

demain1Espérons que ces nouvelles aventures vont se concrétiser et venir apporter une nouvelle voie aux modes de consommations et de vie alternatives, plus respectueuses de l’homme et de son environnement.

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