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Les petites Cantines : Réseau de cantines solidaires à Lyon

Il faut arpenter le milieu alternatif et associatif Lyonnais pour se rendre compte à quel point les choses bougent, à quel point des personnes se fédèrent pour porter des projets qui donnent un supplément de sens à la vie.  Au-delà de Lyon, c’est la France toute entière et le monde, espérons-le, qui fait chaque jours des petits et des grands pas, vers d’autres possibles.

L’initiative que nous mettons en lumière dans cet article est de celles qui vous donnent le sourire, celles qui vous emplissent d’espoir. C’est aussi un exemple éclatant d’innovation sociale.

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Nous sommes allés faire un tour aux « petites cantines », un concept de restauration solidaire de quartier. L’idée est de permettre aux personnes isolées ou non, de se retrouver, de construire du lien autour de la préparation et du partage de repas.

L’innovation sociale, à cette spécificité,  qu’elle fait  souvent beaucoup moins de bruit que sa sœur, l’innovation technologique. Les deux sont pourtant indissociables, elles sont les doigts d’une même main.

L’innovation sociale consiste à apporter des réponses nouvelles à des problématiques sociales nouvelles, ou anciennes dans un contexte nouveau.

LA SOLITUDE : MAL DU SIÈCLE ??

A l’heure où les contacts virtuels et les moyens de les établir se multiplient, il semble que l’un des maux du siècle soit la solitude.

Beaucoup de personnes installées dans leurs vies, pas forcément moroses, même parfois bien remplies et intéressantes à bien des égards, se sentent quand même seules.

Sans compter ceux qui de par leurs conditions, sont de fait coupés du reste de la société.

Sans abris, migrants, personnes âgées, etc. On n’a pas idée du nombre de personnes qui se morfondent et souffrent de l’isolement.

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Voilà le constat fait par Diane et Étienne, deux Lyonnais  respectivement Journaliste et ingénieur. Ce constat  fait échos à des histoires personnelles, à des façons de concevoir et d’envisager une société où chacun peut trouver sa place et être relier aux autres.

Ils décident alors de développer un concept innovant, qui permet de créer et/ou maintenir le lien entre les personnes de tous horizons. Comme ce sont de bons vivants, ils vont le faire autour d’un des éléments les plus fédérateurs de l’humanité, le repas.

C’est ainsi qu’ont vu le jour « les petites cantines » en septembre 2016.

LES PETITES CANTINES ??

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Concrètement, il s’agit d’une cantine solidaire de quartier, qui sert des repas le midi et le soir.

Adhérents et sympathisants peuvent participer à la préparation des repas.

Tout le monde est bienvenu, quelques soit sa condition sociale ou financière.

Le prix est libre, même si l’association affiche un prix conseillé de 8€.

Ainsi, aux petites cantines, on se retrouve assis  entre René, sans abris anciennement maréchal des logis dans la gendarmerie Française, et Amine, réfugié afghan. En face, on as Josiane, cuisinière dans une cantine scolaire et on jette un sourire à Mathieu au bout de la table, jeune cadre venu découvrir le lieu dont une amie lui a parlé.  Il y a là une belle représentation des couches sociales.

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Il y a aussi beaucoup de bienveillance,  de joie et de plaisir puisque les repas sont appétissants et tiennent leurs promesses.

Les approvisionnements se font en circuits courts pour la plus part. Il y a également les dons d’invendus du magasin bio du coin, et un projet de potager pour faire pousser ses propres légumes.

L’association compte aujourd’hui 2300 adhérents.

L’objectif est claire, assumé et affiché : Créer des lieux dans Lyon et peu être d’autres villes de France, où rapports de proximité enrichissants  autour du repas sont des élément qui renforcent le lien social.

QUI GÈRE ?

Au quotidien, la cantine est gérée par un maitre ou une maitresse de maison, c’est lui/elle qui orchestre la vie du lieu, accueille le public,  organise et réparti les tâches, joue au chef cuisinier et au super administrateur. C’est Guillaume que nous avons rencontré et que nous avons observé dans ce rôle capital.

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Il a 30 ans, a travaillé dans le management, la gestion de projet, l’accompagnement à l’insertion.  Il a été séduit par la démarche et le concept des « petites cantines ». Il est Maitre de maison, en soirée, En binôme avec Juliette qui officie dans la journée. Ils sont les véritables faiseurs de miracles de ce lieu attachants. Il n’arrête pas de bouger, donne un coup de main pour la  préparation du gratin, explique l’élaboration d’une recette, cours répondre au téléphone, tout en lançant une blague qui laisse hilare l’assistance.  Ce jour-là les étudiants de 3A, une école de management axée développement responsable organise un repas avec des réfugiés, via la collaboration de l’association SINGA LYON

On est en plein dans la vocation des « petites cantines » faire le lien entre des mondes qui à priori ne sont pas fait pour se rencontrer.

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QUI PAYE ?

Pour lancer les petites cantines, les fondateurs se sont appuyés sur le financement participatif et le mécénat d’entreprise.  Cela leur a permis d’accéder à ce local dans le 9e arrondissement de Lyon, situé au 37 rue St Pierre de Vaise, de l’aménager et de l’équiper.  L’équilibre et la viabilité financière repose ensuite sur les adhérents et les cantiniers. « Certains payent le repas 3€, d’autres font un chèque de 15€ »  nous confiait guillaume. L’association propose aussi la mise à disposition des locaux pour des entreprises ou des particuliers. Repas de familles,formations ou ateliers peuvent y être organisés.

La question de la pérennité n’est pas éludée, elle est au centre des préoccupations.

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AU DELA DES REPAS

Une lettre d’information récapitule tous les mois  les évènements  organisés dans le lieu, avant, pendant ou après les repas. On peut ainsi y assister à un atelier d’écriture,  une sensibilisation à l’utilisation des smartphone, des ateliers autour du « fait sois même » ou des soirées jeux. Signe d’une volonté de  pérenniser les échanges et les amener vers des pratiques utiles et des relations plus solides.

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SOUTENIR LES PETITES CANTINES

Pour que ce beau projet continu, il suffit déjà dans un premier temps de rendre visite aux petites cantines, partager un repas avec tout ce beau monde,  adhérer et suivre son évolution. Nous n’avons certainement pas fini d’en entendre parler. On souhaite beaucoup de réussite aux petites cantines, qu’elles fassent beaucoup de petits et toujours plus d’heureux !

Ci dessous les différentes informations pour établir le contact.;

Adresse : 37 rue St Pierre de Vaise 69009 Lyon

Site Web : Les Petites Cantines

Page Facebook : ICI

 

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Supermarché Coopératif Auto Géré. demain vous serez votre épicier

Voici le premier article de l’année 2017 ! LebilletDD vous souhaite une excellente année ! que ce soit une année de  bienêtre pour vous et pour vos proches !

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Nous allons aujourd’hui  à la découverte d’une nouvelle forme de consommation active !

Pour un(e) citoyen(ne) qui veut maitriser sa consommation, notamment son alimentation,  l’impact de cette dernière sur la santé, sur l’environnement et sur l’économie,  il existe des solutions, toutes aussi pertinentes les unes que les autres, avec leurs avantages et leur limites. On connait désormais les magasins bio, les AMAP, les locavores, les magasins sans emballages etc..

L’innovation sociale collective ne s’arrête pas pour autant.

Les idées continuent de fleurir et c’est tant mieux. Depuis  trois ans, une autre se développe  et arrive progressivement chez nous, il s’agit des supermarchés coopératif, auto gérés.un-super-marche-a-votre-image

Dans le domaine de la consommation responsable, les innovations  partent souvent du même constat : l’agro-industrie et la grande distribution s’enfoncent dans un modèle dont le seul intérêt poursuivi est le profit financier, au détriment de ceux qui produisent, travaillent à la distribution, et consomment. Idem  pour l’environnement.

Le concept des épiceries et super marchés coopératifs veut lui aussi apporter une alternative à cet état des choses.

Imaginez un super marché dont vous êtes copropriétaire, avec le pouvoir de choisir ce qui s’y vent, d’où ça vient,  combien  c’est acheté et combien  c’est vendu.

Un établissement où vous devrez aussi donner de votre temps, environs quatre heures par  mois, pour faire de la mise en rayon, de la comptabilité, de la gestion de stock de la communication…

Vous y faites vos emplettes et contribuez ainsi à l’écoulement des produits, à la viabilité de la structure.slide_3

LES PIONNIERS DES SUPER MARCHES COOPERATIFS

Ces supermarchés sous la forme qu’on connait aujourd’hui ont vu le jour aux états unis et au Canada. L’expérience qui revient souvent est celle de Park Slope Food Coop à Brooklyn. Une coopérative qui officie depuis 1977 et n’as cessé de grossir, au point d’atteindre plus de 16000 membres, pour un chiffre d’affaire annuel en 2010 de 40 millions de dollars.

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Les produits vendus par cette coopérative répondent à une charte qui veut qu’ils soient respectueux de l’environnement, qu’ils proviennent de fournisseurs de l’état de New york quand c’est possible et qu’ils soient vendu  moins cher que dans les magasins classiques. (30 à 40% moins cher).

Le park slope food coop est tout de même devenu une très grosse machine, révélant quelques faiblesses du système. En effet, avec 16000 membres qui donnent  deux heure et quarante-cinq minute de leur temps par  mois, la coopérative dispose de plus d’heures de travail qu’elle n’en as besoin pour fonctionner. Les files aux caisses se rallongent,  et les gérants sont contraints pour certains produits de s’approvisionner chez des fournisseurs pas toujours respectueux de leur charte.

En fin 2016, le film documentaire, Food Coop de Tom Boothe,  a fait connaitre à plus grande échelle ce magasin pionnier, faisant la lumière sur plusieurs projets en cours, ou déjà  implantée dans quelques villes et villages de France.

 

LES PREMIERS SUPER MARCHES ET  ÉPICERIES COOPÉRATIVES AUTO GÉRÉES DE FRANCE

Il faut dire que pour monter un magasin auto géré, il ne suffit pas d’avoir un local, une autorisation et des produits à vendre.

Cela nécessite  aussi de rassembler un certain nombre de coopérateurs, qui vont faire tourner l’établissement en donnant du temps mais aussi consommer les produits vendus.  Il faut également trouver et convaincre des producteurs, locaux de préférence et/ou issus de l’agriculture biologique de se joindre à l’aventure.

Tout cela prend du temps et de l’énergie aux initiateurs, mais en France plusieurs supermarchés  sont en gestation et des épiceries ont déjà ouvert.  Il y a beaucoup de beaux projets d’épiceries coopératives de villages qui se sont concrétisés.

On peut citer comme exemple l’épicerie « champ commun » monté en 2009 à Augan dans le Morbihan, avec 67 coopérateurs, qui est depuis devenu un complexe de service de proximité et est passé à plus de 100 associés, en créant plusieurs emplois.

Citons également l’épicerie d’un petit bourg dans la Mayenne nommé FONTAINE-DANIEL, développé et tenu par un collectif d’habitants. Cette initiative lancée pour faire face au manque de commerce de proximité est devenu un exemple pour bien des villages faisant face à la désertification rurale.

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C’est donc d’abord en zone rurale que l’idée de magasin auto géré s’est développée, en adaptant chaque fois la formule aux besoins locaux, ce qui tombe sous le sens.

Dans un village il  ne faut qu’une cinquantaine de personnes pour se fédérer et porter un projet d’épicerie coopérative. Souvent les producteurs  sont du coin, et les  fonds à mobiliser sont moindres.

En zone urbaine, c’est une autre paire de manche ! Plus de 2000 coopérateurs environs pour  le projet de la LOUVE qui  est a priori le plus aboutit à ce jour en France.  Ce super marché  va ouvrir ses portes dans quelques semaines dans le 18e arrondissement de Paris.

Le slogan sur le site internet de la louve annonce la couleur !

« Nous n’étions pas satisfaits de l’offre alimentaire qui nous était proposée, alors nous avons décidé de créer notre propre supermarché. »

Là aussi c’est Tom Boothe, le réalisateur du documentaire de Food Coop qui est à l’origine du projet. dans l’interview ci dessous, il explique le concept.

Dans le sillage de la louve, d’autres projets sont en cours à Nantes, Bordeaux, Dijon, Toulouse, BiarritzLyon, avec le collectif « DEMAIN ». En tout, 18 projets de supermarché coopératifs dans les villes de France.

Même aux USA, pays plus grand, plus peuplé et instigateur de la démarche, on ne compte pas autant de projets de ce type. L’hexagone est désormais un laboratoire mondial de ce nouveau format de consommation active !

LE CAS DU COLLECTIF « DEMAIN » A LYON

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«  Les yeux sont désormais rivés sur les progrès enregistrés par chaque collectif, la Louve est une sorte de projet pilote pour les autres, son succès sera une confirmation que nous sommes sur la bonne voie »

C’est ce que nous disait  Mathieu, co fondateur du collectif « Demain » qui œuvre pour l’ouverture début 2018 d’un supermarché à Lyon.

Mathieu, a le profil du jeune trentenaire qui est arrivée au bout des promesses illusoires. Il a roulé sa bosse dans la grande distribution, les chaines de restauration rapide, les enseignes qui ont pignon sur rue, avant d’avoir le déclic et de décider de se lancer dans un projet qui lui semble avoir un supplément de sens.

« Je suis tombé sur un documentaire de food coop et je me suis tout de suite reconnu dans la démarche, j’ai alors décidé de me lancer et de tenter de fédérer des personnes pour avancer ensembles »

Il fait alors la rencontre de Franck, qui avait un projet de cantine bio, mais qui est séduit par l’idée de supermarché coopératif, ils mènent désormais l’aventure ensembles. Mais  ce n’est pas tout !

100 personnes ont déjà rejoint nos deux fondateurs, dans les différentes commissions qui travaillent désormais d’arrachepied pour que le projet voie le jour.

« Il y a beaucoup de travail, mais on se rend compte que le caractère collectiviste de la démarche mets des solutions à disposition. Les personnes qui sont dans les différentes commissions de travail viennent avec des compétences, qu’elles mettent à contribution » renchérit Mathieu.

Ainsi, un site internet va bientôt voir le jour, la charte produit  est en cours, le sourcing de fournisseurs etc…

La page Facebook aussi à fait des émules, puisqu’elle est suivie aujourd’hui par plus de 1600 personnes, de potentiels coopérateurs donc.

Il en faudrait 2000, et un panier moyen de 180€ mensuel, pour que le magasin puisse prendre convenablement son envol.

Mais Mathieu n’est pas dupe, il sait que la route sera longue et juchée d’embuches.

« Nous disons a tous ceux qui se joignent à nous que les choses ne seront pas parfaites, tout ne se passera pas comme prévu, mais nous comptons apprendre de nos erreurs, et surtout profiter du retour d’expérience des projets déjà avancés ».

D’après Mathieu, tous les porteurs de projet de supermarchés coopératif en France sont en contact, et se tiennent informés des avancées.  Ainsi, le 25 Février 2017, aura lieu à Paris une rencontre inter-coop, réunissant tout les porteurs de projet.

Une école est également envisagée pour former ceux qui se lancent.

Quelques questions demeurent en suspens, notamment l’aspect juridique de la clause de la charte, demandant à chaque coopérateur de travailler un certain nombre d’heure par mois pour le magasin.

Cette « obligation » selon la loi Française peut se voir qualifier en emploi.

« La louve a retourné cette question dans plusieurs sens et à finalement trouvé une réponse adéquate qui ne met pas la structure en porte à faux  avec  la règlementation »  nous as confié Mathieu.

Il faut dire que les crèches parentales fonctionnent déjà sous le même principe.

sur la question de la taille des établissments aussi, tous semblent d’accord sur le fait qu’il n’y a aucun intérêt à atteindre 16000 membres pour un magasin comme à Brooklyn.

L’idéal si la démarche séduit est de multiplier des sites de petite et moyennes tailles.

Pour joindre le projet, il suffit de participer à une réunion d’information et vous aurez alors le choix entre :

-suivre le projet en vue de devenir coopérateur, dans ce cas vous recevrez tous les mois la lettre d’information.

-Adhérer tout de suite pour mettre la main à la patte dans la mise en route.

En tous les cas allez sur la page Facebook du collectif « DEMAIN » ou envoyez un mail à pour poser vos questions.

demain1Espérons que ces nouvelles aventures vont se concrétiser et venir apporter une nouvelle voie aux modes de consommations et de vie alternatives, plus respectueuses de l’homme et de son environnement.

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