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INNOVATION, OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

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Quelque soit notre  lieu de résidence, notre niveau de vie ou notre classe sociale, il y a de fortes chances que nous ayons fait le choix il y a quelques jours ou quelques mois de changer un téléphone, une voiture, un ordinateur, un aspirateur, un radio réveil,  etc..

Il y a aussi de fortes chances que lors de ce  changement, on ai décidé de s’offrir ce qui se fait de mieux dans le genre, avec les dernières innovations.

Les motivations sont nombreuses, Meilleures performances, économies d’énergies, design attractif, effet de mode, nouvelles fonctionnalités,  bouleversement total de l’utilisation…

Ce comportement est normal, il s’intègre dans la volonté de tout être de s’améliorer, de faire mieux, d’être meilleur ; En tout cas, ce choix notamment en ce qui concerne les biens matériels nous entraine de fait à se séparer d’un objet considéré comme obsolète au bénéfice d’un autre considéré comme innovant, nouveau, mieux adapté à nos besoins.

L’INNOVATION

Une innovation est une amélioration radicale d’un produit, d’un service, d’un procédé ou d’une de leur composantes et qui remporte un succès rapide1. Quand il s’agit d’innovation entrepreneuriale, le succès attendu est généralement commercial.

Nous avons vu se succéder un nombre vertigineux d’innovations ces dernières années, portées essentiellement par des entreprises et visant à nous vendre des biens qui révolutionnent nos usages dans de nombreux domaines.

Cette succession d’offres inédites répond aux nouvelles exigences des marchés où pour capter toujours plus de clients, pour conquérir un avantage concurrentiel et le conserver, il faut innover.

Toutes les grandes entreprises investissent dans l’innovation et focalisent bien souvent leur stratégie de développement sur cette dernière. Innovation technologique ou de rupture (Iphone), innovation organisationnelles ou opérationnelle (Windows), innovation d’amélioration (Renault clio 1, 2, 3).

Les produits qui ne subissent pas une de ces mutations sont dans les conditions de concurrence accrues actuels voués à mourir.

La course à l’innovation qui est plutôt une bonne chose car elle stimule la capacité des entreprises  à répondre de façon toujours plus précise et complète, à nos attentes à donné naissance à la dictature de la nouveauté. Phénomène qui pousse les consommateurs à remplacer un bien qui répond amplement à leur besoin par un autre simplement parce qu’il est nouveau ou qu’il apporte des fonctionnalités supplémentaires qui ne sont souvent que des « gadgets » sans réelle valeur ajoutée.

Pour dissuader ceux qui résisteraient à la dictature de la nouveauté et voudrait quand même garder leurs biens ; pour être sur de trouver toujours un marché aux innovations qui se succèdent ; en somme pour maintenir un niveau de demande élevé, certaines entreprises ce sont mises à réduire la durée d’utilisation des produits et des biens.

C’est l’obsolescence programmée.

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L’OBSOLOSCENCE PROGRAMMÉE

L’obsolescence programmée est donc le fait de réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit par différentes techniques afin d’augmenter le rythme de remplacement.

On distingue deux types d’obsolescences :

Obsolescence fonctionnelle : lorsque le produit n’est plus utilisable pour des raisons techniques (composants non réparables ou indémontables, incompatibilité avec les évolutions techniques ou de nouvelles pièces)

–   Obsolescence psychologique / de mode : lorsque le produit ne correspond plus aux envies de l’utilisateur (nouvelles fonctionnalités ou esthétique à travers mise sur le marché fréquente de nouveaux modèles)2

A l’origine de l’obsolescence programmée il y a de la part des consommateurs l’attrait pour la nouveauté, l’envie de changer régulièrement un certains nombre de choses dont nous nous servons au quotidien et de le faire à un prix  toujours plus bas.  A partir de la chacun peut imaginer les effets néfastes de telles pratiques.

Les dégâts de l’obsolescence programmée sont écologiques, sociaux, et économiques pas seulement à l’échelle locale mais bien à l’échelle mondiale ! Ce sont les appareils que nous jetons à un rythme effréné qu’on retrouve dans les décharges sauvages  en Afrique et en Asie, ils empoisonnent  les hommes, femmes et enfants qui y travaillent et participent à la pollution des eaux et des sols.

C’est aussi un gigantesque gâchis de ressources naturelles, qui à pour conséquence l’accélération de leur épuisement et une tension de plus en plus accrue sur les marchés de matières premières.

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DES BONNES NOUVELLES

Sur le front de bataille, ceux qui militent pour la fin de ces pratiques emportent quelques victoires.

D’abord sur le plan légal car pour la première fois, une loi encadre les pratiques autour de la durée de vie des appareils et impose certaines contraintes aux entreprises. Il s’agit de la loi sur la consommation dite loi « Hamon »   du 17 Mars 2014.

Sur le plan citoyen et individuel, on voit pousser dans les grandes villes du monde des REPAIR CAFE, associations ou se retrouvent des personnes pour réparer ensemble leurs appareils cassés et prolonger leurs durée de vie !

L’autre alternative est de bien se poser la question de la nécessité de changer un produit qui fonctionne, et de s’approvisionner le plus souvent sur les marchés d’occasion.

On à donc aujourd’hui quelques armes, certes frêles mais bien réelles pour lutter !

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DES ENTREPRISES S’ENGAGENT

Nous ne pouvons clore sans mentionner et tirer notre chapeau à MALONGO, qui avec sa machine expresso EK’OH donne une vraie leçon d’économie circulaire à la concurrence et aux consommateurs.

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Loin de nous l’idée de faire de la publicité pour une marque,  mais le cas MALONGO vaut la peine d’être cité. Cette Compagnie présente sa machine EK’OH comme la première machine ECO-CONCUE, entièrement produite en France et totalement recyclable.

Des experts en ECOLOGIE INDUSTRIELLE et CONSOMMATION RESPONSABLE de GAIAPRESSE CANADA ont analysé le produit et confirment que MALONGO à mis la barre haute. En voici un extrait

Les caractéristiques de la machine expresso Ek’Oh mises en avant sont intéressantes :

–        entièrement démontable (pièces détachables et interchangeables)

–        machine réparable à l’infini

–        entièrement recyclable

–        90% des 160 composantes sont fabriquées en France par des sous-traitants

–        matériaux de haute performance (plus de 40 brevets déposés)

–        faible consommation électrique (technologie Start &Stop : 0% de perte de chaleur en veille instantanée)

–        dosettes en papier naturel biodégradable à 100 %

–        garantie de 5 ans

–        le service après-vente de Malongo assure en cas de panne, la reprise et l’échange de la machine à domicile dans un délai de 48 heures.

 

Malongo joue donc sur plusieurs domaines de la consommation responsable :

1.     L’éco-conception : il s’agit de la prise en compte de l’environnement lors de la phase de conception ou d’amélioration d’un produit (bien ou service) (cf. Guide ISO TR 14062). Cette intégration repose sur une approche globale et multicritère de l’environnement et est fondée sur la prise en compte de toutes les étapes du cycle de vie des produits;

2.     La fabrication locale (consommation locale) : la consommation locale est en forte progression aussi bien au Québec qu’en France. En 2013, plus de 62% des français ont avant tout regardé l’origine des produits sur les étiquettes (+ 10 points) et 51% le lieu de fabrication (+ 2 points). D’ailleurs, pour 35% des français, « l’achat malin » c’est acheter local. En outre, il faut noter que pour les français, un produit de consommation responsable doit en priorité être fabriqué localement (55%, + 12 points). En effet, ils énoncent privilégier les entreprises qui ont préservé une implantation locale (38%, + 4 points par rapport à 2012).

3.     La réduction de l’obsolescence programmée : En mettant en avant les possibilités de réparation (machine démontable et composantes interchangeables) et en assurant une garantie de cinq ans contre le minimum légal de un an en France, Malongo souligne ces efforts de diminution de l’obsolescence programmée, sujet d’actualité. Mais attention, on annonce qu’Elko est faite pour durer huit ans en moyenne….

 

Bien sur, les experts assurent que c’est sur le moyen ou long terme qu’on évaluera l’ensemble de  la performance de cette machine, n’empêche que c’est une bonne avancée ! Nous espérons que d’autres entreprises emboîteront le pas à MALONGO pour des innovations plus responsables, une conception  de l’économie plus circulaire.

1- Définition Robert,

2 – Issue du site « http://obsolescence-programmee.fr »

POUR ALLER PLUS LOIN

-Transition écologique mode d’emploi (Phillipe Frémeaux,Wojtek Klinowski, Aurore Lalucq) Edition les petits matins

– GaïaPresse

– Insee -Entreprise l’innovation bénéficie à l’environnement

– Documentaire « Prêt à Jeter » ARTE 2009

– Legifrance « Loi sur la consommation

 

L’ECONOMIE CIRCULAIRE ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Voici venu le temps d’un nouvel article DD que je ne saurais entamer sans remercier les retours reçus, ceux qui ont décidés de suivre régulièrement le blog  et les visiteurs ponctuels qui sont de plus en plus nombreux.  Ceci montre que  LebilletDD correspond à une attente concrète.

Nous Abordons aujourd’hui, L’ECONOMIE CIRCULAIRE :

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Le système économique dans lequel nous évoluons tous est un système d’économie linéaire qui consiste à prélever de la ressource, produire, consommer et jeter.

Ce schéma est valable pour une grande majorité des produits de notre quotidien et repose sur l’hypothèse d’une planète dont les ressources seraient infinies.

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L’économie circulaire est un concept économique s’inscrivant dans le cadre du développement durable. Il prend le contre pied du système d’économie linéaire,  son objectif est de produire des biens et des services avec une optimisation maximale des ressources, que ce soit de matières premières, d’énergie, ou autre.  Elle tient compte du cycle de vie du produit et envisage sa réintroduction dans le circuit de production.

L’économie circulaire part d’un principe simple, les ressources dont nous avons besoin pour maintenir nos niveaux de vies vont venir  à manquer et  leurs prix seront alors  très élevés. c’est déjà le cas pour certaines ressources comme les terres rares et les études prévoient la disparition de beaucoup d’autres (disparition de l’argent métal pour 2021)

L’expérience montre qu’avec la loi de l’offre et de la demande, le marché se tourne toujours vers la source d’approvisionnement la moins chère.  Il est fort probable que dans un futur pas si lointain, la source d’approvisionnement la moins chère soit de récupérer  les ressources stockées dans nos produits usagés, d’où la nécessité de penser dès la conception des produits, à la circularité des ressources qu’elles renferment, mais aussi de penser dès aujourd’hui à économiser les ressources naturelles restantes, pour ne pas  avoir à faire face à des cas extrêmes.

Le concept d’économie circulaire s’inspire de notions tels que l’éco-conception, 3R (réduire, réutiliser, recycler), économie de fonctionnalités,  cradle to cradle  écologie industrielle etc..

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L’ECONOMIE DE FONCTIONNALITE

L’économie de fonctionnalité  consiste à acheter non plus un bien mais l’usage que nous en avons. C’est un pilier de l’économie circulaire qui peut se décliner de multiples façons selon le profil de l’entreprise.

Nous en avons déjà de beaux exemples autour de nous sans forcément s’en rendre compte. Les services de location de vélos (vélov, vélib ..) et les services d’auto partages qui ont fleuris ces dernières années dans nos villes en sont des exemples frappants. Lorsque l’on loue un vélo, on achète l’usage  du vélo et non pas le vélo lui-même.

Cette logique généralisée permettrait aux entreprises de développer des produits et services socialement et écologiquement responsables, auxquels nous pourrons avoir accès sans supporter de façon frontale leurs coûts élevés.

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Quelques entreprises ce sont déjà mise à l’économie circulaire et à priori ne le regrettent pas car la méthode est économiquement viable.

Prenons l’exemple de Xerox, qui ne vend plus de photocopieur, mais les loue  aux entreprises puis  les récupère lorsqu’ils arrivent en fin de vie pour recycler les composant qui rentrent dans la fabrication de nouvelles machines.

Des pays comme la Chine, le Japon ou encore les Pays bas ont compris l’intérêt de l’économie circulaire et mettent en place des politiques et législations qui lui sont favorables.

L’économie circulaire est donc un modèle économique qui favorise l’innovation, le développement économique, tout en prenant en compte la transition écologique qu’il incombe à chaque citoyen que nous sommes de porter.

POUR ALLER PLUS LOIN SUR LE SUJET

Institut de l’économie circulaire 

 Cradle to cradle 

3R

JEAN-CLAUDE LEVY ET VINCENT AUREZ  Economie circulaire, écologie et reconstruction industrielle ? SCIENCE PO PARIS.

Etude sur la raréfaction des ressources naturelles